
| 4 septembre |
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| Extrait :
La jeune femme frissonnait ; moi aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Je l’ai laissée passer, abasourdi, me demandant si je n’étais pas en train de rêver. Elle a traversé le vestibule, et s’est dirigée vers le salon comme si elle connaissait les lieux. Je l’ai suivie, la bouche toujours entrouverte et les bras ballants. Elle s’est installée dans un fauteuil et m’a observé longuement en souriant, visiblement ravie de l’effet de surprise. — Où est Anissa ? Je n’ai plus eu de nouvelles depuis qu’elle m’a quitté ! Je me suis même demandé, pas plus tard qu’hier, et encore ce matin, si elle était toujours vivante… — Votre femme ne vous a pas quitté. Elle est en prison sous une fausse identité ! — Quelle identité a-t-elle prise ? — Marianne Leblanchu. — Leblanchu ? Celle du Crédit Coopératif ? Le fameux cambriolage du quatre septembre ? Leblanchu… c’est ma femme ? Allons, vous voulez rire ! La jeune femme a posé une enveloppe sur la table et s’est levée en empoignant son manteau : — Je ne connais pas cet événement… et à vrai dire, je m’en fous ; de vous, de votre histoire et du reste. Je vous ai apporté la lettre, comme je lui ai promis. Maintenant oubliez-moi, je ne suis jamais venue ici. Les autres livres de Joseph OUAKNINE
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