RAV YEHOUDA LEON MANITOU
 


                                BIOGRAPHIE
 

Le rav Yéhouda Léon Askénazi (Manitou) occupe dans le panorama du judaïsme francophone contemporain une place de tout premier plan.
Son enseignement révolutionnaire, ancré aux sources les plus profondes de la tradition d’Israël, formule pour notre temps le langage du Retour d’Israël à soi-même, à sa Terre et à son Dieu.
La diffusion de cet enseignement est vitale pour la Diaspora et plus encore, sans doute, pour la société israélienne : il nous montre, en effet, comment le discours de la Thora décrit l’histoire où se cherche le sens de la destinée de l’humanité aux prises avec les valeurs morales qui en font le prix. Ainsi se dévoilent les significations des bouleversements qui accompagnent la restauration de l’identité hébraïque en son envergure plénière, au-delà des clivages hérités des paysages d’exil.
Seul le choc de la rencontre avec la Thora qu’il nous a restituée peut donner la vraie mesure d'un homme que l’histoire d'Israël saura reconnaître comme l’un des plus grands parmi ses maîtres.
La vocation de la Fondation Manitou est de poursuivre son œuvre en mettant son enseignement oral et écrit à la disposition du plus grand nombre.
 
 
 

                         L'HISTOIRE DE MA VIE
 
 

LES DIFFÉRENTES ÉTAPES

L'histoire de ma vie ne présente aucun caractère d'exemplarité particulière, sinon qu'elle est représentative d'une grande mutation d'identité qui s'est produite au sein du peuple juif.

Mon père a été le dernier Grand Rabbin des Juifs d'Algérie. C'est là la fin de toute une communauté. Apparemment, cette fin s'explique par la décolonisation de l'Algérie et le départ des Français auxquels se sont adjoints l'immense majorité des Juifs vivant en Algérie, citoyens français depuis le siècle dernier. Mais ce n'est qu'une apparence. En effet, il s'agit de  l'un des bouleversements démographiques et historiques qui ont affecté la judaïcité contemporaine. Il s'inscrit dans le cadre des événements qui s'annonçaient déjà depuis la deuxième guerre mondiale et qui prendront toute leur signification avec l'apparition de l'État d'Israël.

Je suis né Juif algérien – citoyen français par ailleurs – et pendant toute la première partie de ma vie, qui s'est déroulée en Algérie jusqu'à la seconde guerre mondiale, je me suis donc connu, sans prêter trop de signification à ces définitions – comme un Français d'Algérie, de religion juive.

La deuxième partie de ma vie – après la guerre – s'est déroulée en France où j'ai découvert l'immense complexité sociologique du peuple juif et de son histoire, en rencontrant – moi qui suis d'origine séfarade – le judaïsme achkénaze.

La troisième partie de ma vie se passe en Israël, en tant qu'Israélien.  C'est donc, dans un style particulier, un exemple de la mutation d'identité qui transforme, de notre temps, le peuple juif en nation hébraïque ou plus exactement, qui transforme un Juif en Israélien.

Une grande partie de mon existence, j'ai été Juif de la diaspora et j'ai encore en mémoire la prise de conscience de l'identité juive de diaspora, identité qui continue à exister parallèlement ou autour de la société israélienne. Je sais par expérience qu'un Juif de diaspora comprend difficilement la réaction de conscience de l'Israélien concernant le fait que les quatre cinquièmes du peuple juif ne semblent pas touchés par cette mutation d'identité. Il est indéniable qu'il existe une solidarité – non pas de destin, terme étranger à la tradition juive – mais de destinée historique, commune à l'ensemble du peuple juif. Et c'est pourquoi, il m'a semblé nécessaire d'exprimer, en français, pour le public français, cette réaction de conscience de l'Israélien contemporain.
 
 

Prochainement d'autres informations sur
Le rav Yéhouda Léon Askénazi


Avec nos remerciements a la Foundation Manitou
http://www.manitou.org.il/



 
 

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